Lorient, ville émancipatrice

Lorient est riche d’un tissu associatif dense, d’équipements culturels nombreux, d’artistes et d’enseignants artistiques en quantité et en qualité, de musiciens, de plasticiens, de photographes, d’acteurs du domaine social ou de la santé investis dans les pratiques artistiques au profit de leurs publics, ou encore de jeunes engagés dans de nouvelles disciplines au contact des habitants et de la ville (spectacles de rue, grapheurs, danse hip-hop, etc…), sans même parler d’événements culturels à rayonnement comme le Festival Interceltique ou les Indisciplinés.

Pourtant les moyens dont nous disposons sont très inégalement répartis, que ce soit dans l’utilisation des équipements, les financements, les ressources techniques et humaines. Il nous faut non seulement faciliter l’accès des publics à la culture, ce qui est un de nos devoirs, mais aussi faciliter l’expression des cultures, des disciplines et des pratiques culturelles. Nous sommes justement bien placés en Bretagne pour assurer ces droits fondamentaux, les droits culturels, car nous avons l’expérience d’une langue et d’une culture rudoyées.

La permanence artistique sur le territoire doit bien sûr continuer à être assurée et maintenue avec des artistes et des responsables culturels installés de façon pérenne et sécurisante dans la Ville, et dans un dialogue fécond avec les citoyens et les habitants. Mais il faut aussi que ces citoyens et habitants, puissent eux-mêmes être acteurs de la vie culturelle lorientaise, dans la diversité. C’est la combinaison de ces deux fonctions, accès et droit à l’expression, qui fait de la Culture, des Cultures, un outil d’émancipation et d’autonomie.

Pour cela nous proposons :

1°) de faire dès le début de mandat des « États Généraux de la Culture » animés par des équipes indépendantes et pluridisciplinaires où les usagers, les acteurs culturels, éducatifs et sociaux, professionnels et amateurs seront invités à réfléchir ensemble à l’ambition culturelle pour notre ville.
2°) de construire une nouvelle maison des associations en concertation avec tous les acteurs associatifs et culturels lorientais
3°) de porter la création de la Ti ar Vro, maison de pays de la culture bretonne, demandée par les associations depuis plusieurs années.
4°) enfin la création d’un musée de l’histoire de la ville en lien avec le transfert envisagé du Musée de la Compagnie des Indes

Nous devons innover car des propositions existent : pourquoi pas un parcours de graff dans la ville ou encore des fresques sur les murs racontant l’histoire de notre cité ? Il existe une demande pour un cinéma d’Art et d’essai et de documentaires, ce qui manque à Lorient et que nous soutenons.

Enfin, nous avons une ambition bien plus importante en matière linguistique. Cela passe par la signature dès le début du mandat du niveau 3 de la Charte Ya d’ar brezhoneg, par la mise en valeur de la toponymie, par de la signalétique bilingue écrite et orale, notamment dans les transports en commun. Enfin, pour les agents de la collectivité, cela passe par la formation, sur la base du volontariat, à raison de 3 à 6 mois par an.